Jeudi 2 juillet 2009
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La Maladie d’Alzheimer, qui touche aujourd’hui 26 millions de personnes dans le monde, nécessite des moyens diagnostiques lourds et complexes. La mise au point
d’un test de dépistage sanguin permettrait une facilitation du diagnostic de cette maladie.
Le diagnostic actuel de la Maladie d’Alzheimer implique différents types d’examens. Il se compose en général par un ou plusieurs tests cognitifs visant à mettre en évidence l’existence d’un
syndrome démentiel, associés à un IRM et parfois une ponction lombaire permettant de chercher la cause de cette démence.
La société de biotechnologie strasbourgeoise
IHD (Innovative Health Diagnostics) travaille sur un nouveau moyen plus rapide et plus
simple pour diagnostiquer cette pathologie.
Les équipes du Laboratoire de neurobiologie cellulaire de Strasbourg aujourd’hui devenu l'Institut des neurosciences cellulaires et

intégratives (INCI) du CNRS sont à l’origine de ce projet.
Le Dr. Jean de Barry, chercheur au sein de cette unité du CNRS, et qui a créé la société IHD, avait quelques années auparavant réussi à mettre en évidence une forme particulière d’une enzyme
appelée PKC (Protéine Kinase C) à la surface des globules rouges des personnes atteintes par la maladie d’Alzheimer. C’est le dosage sanguin de cette enzyme qui permettrait de diagnostiquer de
façon précoce et rapide la Maladie d’Alzheimer.
Deux tests complémentaires sont aujourd’hui en cours de validation chez IHD :
« Le premier mesure le changement de conformation de la PKC provoqué par l'interaction du peptide b amyloïde,
caractéristique de la maladie, avec les membranes cellulaires des globules rouges, précise le chercheur. Quant au second, il détecte directement la présence du peptide adhérant aux
membranes.»
Ces deux tests ont validés les épreuves des expérimentations « in vitro » et chez l’animal, et sont aujourd’hui en cours d’évaluation chez l’homme.
Si cette dernière étape se révèle être un succès, les kits diagnostics devraient être disponibles d’ici fin 2010.
Cette nouvelle méthode diagnostic permettrait une meilleure prise en charge globale des patients, et représente une réelle amélioration sur la précision du diagnostic de Maladie d’Alzheimer :
« La fiabilité de cette méthode actuelle est de 90 %, tandis que la nôtre avoisine les 99 %, indique Jean de Barry. De plus, sous réserve de confirmation par une étude clinique, nos
tests pourront être utilisés avant l'apparition des premiers symptômes, raccourcissant le délai de prise en charge du malade qui est aujourd'hui de deux à quatre ans. »
Cette méthode, au-delà de favoriser la détection des personnes atteintes par cette maladie, permettrait également de mesurer l’efficacité des traitements existants ou à venir.
Source : http://www2.cnrs.fr/presse/journal/4376.htm
En savoir plus : vidéo sur la maladie d'Alzheimer