Mardi 2 juin 2009
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La société de biotechnologies Cambridge Theranostics (fondée à l’origine par la British Heart Foundation) vient de mettre sur le marché un nouveau complément alimentaire naturel :
l’Ateronon
TM. Cette pilule composée de lycopène (anti-oxydant puissant présent en grande quantité dans les tomates et certains fruits) devrait pouvoir réduire le taux de cholestérol,
et diminuer l’apparition d’athérosclérose*.
L’oxydation du cholestérol est un des phénomènes à l’origine de l’athérosclérose.
Un anti-oxydant puissant limitant l’oxydation du cholestérol pourrait donc avoir un effet sur l’apparition de plaques d’athéromes.
L’avancée technique obtenue par Cambridge Theranostics concerne surtout la forme galénique du lycopène mise au point par l’équipe de recherche.
En effet, les vertus de ce composé sont reconnues depuis longtemps. Mais sa forme sèche du lycopène, d’aspect cristallin, ne permet pas une absorption correcte par le corps humain.
Selon les études menées par ces équipes de recherche, la forme galénique qui compose l’Ateronon
TM assurerait une biodisponibilité très importante. Un taux élevé de lycopène
sanguin a été mesuré après deux semaines d’utilisation quotidienne du complément alimentaire.
De plus, les effets cliniques mesurés montrent une diminution allant jusqu’à 90% de l’oxydation du cholestérol sanguin après deux mois d’utilisation quotidienne.
Mais attention, il s’agit d’un complément alimentaire, non soumis à la réglementation qui fait foi pour les médicaments. Il faut maintenant que cette pilule soit testée dans le cadre d’essais
cliniques stricts pour pouvoir prétendre à des vertus thérapeutiques réelles.
* Athérosclérose : épaississement de la paroi artérielle par des plaques d'athérome, pouvant conduire à l'obstruction de l'artère, ou thrombose.
Site source : http://www.ateronon.com/
Par gbarioz
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Lundi 1 juin 2009
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14:21
Les mariages chez les jeunes filles mineures sont aujourd’hui largement reconnus comme une violation des droits de l’homme. Ils concernent malgré tout plus de 60 millions de femmes dans le monde.
Les mariages précoces sont en général associés à une morbi-mortalité(*) plus importante aussi bien chez les jeunes mères que chez les enfants nés
de ces
unions.
Le mariage de jeunes filles mineures en Inde est un phénomène très courant. Pourtant les lois pour protéger les mineures existent. En Inde, l’âge légal du mariage a été fixé en 1978 à 18 ans.
Les difficultés socio-économiques de ce pays pourraient expliquer la réalité des chiffres de mariages précoces.
L’objectif de cette étude parue récemment dans The Lancet est d’observer la fréquence de ces unions, ainsi que son effet sur le contrôle des naissances au sein de cette population.
L’équipe de chercheurs a observé les caractéristiques d’un registre national de santé publique entre 2005 et 2006, rassemblant 22 000 jeunes filles âgées de 22 à 24 ans. Parmi celles-ci, 63%
étaient ou avaient été mariées.
44 % des jeunes filles mariées l’ont été avant l’âge de 18 ans, et 22% avant l’âge de 16 ans. Ce qui confirme la forte prévalence des mariages de mineures en Inde.
Chez 93% de ces jeunes filles mineures, aucun moyen de contraception n’était utilisé avant la naissance du premier enfant (contre 87% chez les femmes mariées après 18 ans).
27 % des femmes mariées mineures ont eu 3 enfants ou plus (contre 3% chez les femmes mariées majeures).
Le mariage de jeunes filles mineures est également associé à un taux plus important de grossesses non désirées, d’interruptions volontaires de grossesses et de stérilisations.
En conclusion, ces données confirment le taux important de mariages de jeunes filles mineures en Inde, et son impact sur une natalité forte, et un contrôle difficile des naissances.
Les auteurs notent toutefois une légère décroissance des mariages de mineures depuis les dernières observations.
Les campagnes nationales visant à minimiser ce phénomène, ainsi que le développement des centres de planning familial, notamment dans les zones rurales, doivent continuer leurs démarches.
Source : Prevalence of child marriage and its effect on fertility and fertility-control outcomes of young women in India: a cross-sectional,
observational study
Dr Anita Raj PhD a Corresponding AuthorEmail Address, Niranjan Saggurti PhD b, Donta Balaiah PhD c, Jay G Silverman PhD d
The Lancet, Volume 373, Issue 9678, Pages 1883 - 1889, 30 May 2009
(*)La morbi-mortalité (on écrit aussi morbimortalité) est le cumul de la morbidité et de la mortalité pour une pathologie donnée, c'est-à-dire l'état d'une personne qui est malade ou le nombre de
personnes qui sont malades dans une population donnée et pendant une période donnée, et la mort éventuelle de cette personne ou le nombre de personnes qui sont décédées dans la population
considérée et pendant la période de référence, pour la maladie considérée. En termes plus clairs, la morbimortalité représente le(s) facteur(s) de risque pour une pathologie. C'est ainsi que le
tabagisme et l'obésité (entre autres) augmentent considérablement la morbimortalité cardiovasculaire.
Par gbarioz
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Mercredi 27 mai 2009
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17:29
Le coup de foudre est-il vraiment dépendant des hasards de la vie, ou bien est-il génétiquement programm

é ?
C’est à cette question que l’équipe du Professeur Maria da Graça Bicalho, responsable du laboratoire d’immunogénétique et d’histocompatibilité de Parana (Brésil), a tenté de répondre.
C’est dans le cadre d’une communication lors de la conférence annuelle de la société européenne de génétique humaine à Vienne que de nouvelles théories ont été avancées. En effet, cette équipe a
réussi à démontrer que les personnes qui présentent des complexes majeurs d’histocompatibilité (CMH) différents auront tendance à se choisir comme partenaires de vie, contrairement aux personnes
possédant des CMH similaires.
Le Complexe Majeur d’Histocompatibilité est un ensemble complexe de gènes qui ne peut être identique d’un individu à l’autre, et dont l’expression produit un grand nombre de protéines de surface
(c’est-à-dire présentes à la surface des cellules) impliquées dans la réponse immunitaire de l’organisme. Cet ensemble forme le « soi » qui permettra de reconnaître tout corps étranger comme
étant le « non soi ».
L’équipe brésilienne a comparé le CMH de 90 couples mariés à ceux de 152 couples contrôles formés de façon arbitraire. On observe beaucoup plus de différences de CMH au sein des couples « réels »
par rapport aux couples « virtuels ».
Cette stratégie favoriserait le mélange d’allèles (différentes versions d’un même gène) au sein de l’espèce humaine, afin d’assurer une évolution positive (afin d’éviter notamment la
consanguinité).
Même si il est clair que les variants génétiques de chaque individu peuvent jouer un rôle dans le choix d’un partenaire, il paraît évident que de nombreux autres facteurs, notamment le milieu
socioprofessionnel ou encore l’éducation, ne sont pas écartés.
Par gbarioz
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Mardi 26 mai 2009
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12:44
On a longtemps fait un lien de cause à effet entre la schizophrénie et les actes de violence commis par les personnes atteintes de cette pathologie.
Mais ce raccourci n’est pas si évident.
Une nouvelle étude parue dans le JAMA tente de rétablir la vérité.
Il s’agit d’un registre suédois effectué chez 8 003 patients schizophrènes entre 1976 et 2006, observant la survenue d’actes violents chez ces individus, comparée à celle observée chez 80 000
personnes d’une population standard.
On observe la survenue d’un acte de violence chez 13 % des patients schizophrènes, et chez 5% des individus de la population standard. Quand on regarde le groupe de patients concernés par un abus
de substances psychotropes, la fréquence de violences atteint un niveau beaucoup plus élevé (29 %). Ainsi, le groupe des patients schizophrènes non concernés par un abus de substances
psychotropes ne présente qu’une fréquence de 8 %, non significativement supérieure à celle observée au sein de la population témoin.
La survenue d’actes violents chez les patients schizophrènes serait donc, selon les auteurs, en grande partie liée à un abus de substances psychotropes chez ces derniers.
Source : http://jama.ama-assn.org/cgi/content/short/301/19/2016
Par gbarioz
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Lundi 25 mai 2009
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17:06
Il est aujourd’hui admis que l’obésité est un facteur de risque indiscutable de trouble cardiovasculaire.
Malgré ce
la, une revue récente de la littérature du Dr. Carl J Lavie (Ochsner Medical Center,
New Orleans, LA) 1 met en évidence un rôle protecteur de l’excès de poids chez les patients atteints de pathologies cardiaques.
Les auteurs restent clairs concernant les effets nocifs de l’obésité sur l’apparition d’une maladie cardiaque, il ne s’agit pas d’inciter les patients à grossir. Mais chez les patients qui sont
déjà concernés par ces pathologies, il semblerait que les personnes obèses soient plus résistantes sur le long terme que les patients de poids normal. On pourrait expliquer ce phénomène par une
meilleure production d’énergie assurée par les cellules graisseuses, facilitant la lutte contre la maladie (phénomène qui a déjà été abordé dans les cas de cancers).
L’auteur observe par exemple l’hypertension est plus fréquente chez les patients obèses. Mais sur l’ensemble des patients hypertendus, les personnes obèses ont une mortalité moins importante que
les patients de poids normal, ainsi qu’un risque d’accident vasculaire cérébral moindre 2 .
De la même façon, les maladies coronariennes seront plus fréquentes chez les personnes obèses, mais la mortalité de ces pathologies est inférieure chez ces derniers en comparaison avec les
patients de poids normal .
Les auteurs concluent en précisant que ces effets protecteurs observés chez ces patients obèses concernent surtout les personnes qui suivent un programme strict de perte de poids.
De plus, il reste clair que l’obésité représente un facteur de risque majeur, aussi bien pour les maladies cardiaques que le diabète.
(1) Lavie CJ, Milani RV, Ventura HO. Obesity and cardiovascular disease. Risk factor, paradox, and impact of weight loss. J Am Coll Cardiol 2009; 53:1925–1932.
(2) May 26, 2009 issue of the Journal of the American College of Cardiology (JACC)
Par gbarioz
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